Les valseuses
Liés par une forte amitié, deux revoltés en cavale veulent vivre à fond leurs aventures. Cette fuite sera ponctuée de provocations et d’agressions mais également de rencontres, tendres instants de bonheur éphémères.
Quel film !!
Là où l’on ne pourrait voir que vulgarité, c’est en fait de la poésie pure, un hymne à l’amour et à la femme.
Film choquant pour son époque, c’est aujourd’hui un film devenu culte tant par ses acteurs que par ses dialogues. On ne peut pas non plus négliger la sublime musique de Grapelli, accentuant toujours les scènes.
Patrick Dewaere est à fleur de peau, tellement authentique. Gérard Depardieu est un petit voyou sans prétention et tellement attachant. Miou-Miou est resplendissante de part sa naïveté et sa beauté ; vraiment rien à jeter dans ce film.
Je ne peux résister à vous citer le passage fabuleux (parmi dtant d’autres) du film où Pierrot retente de faire l’amour une fois guéri de sa balle prise dans les testicules :
Jean Claude : C’était vraiment pas la peine de me faire chier avec ton muscle pendant quinze jours.
.. Ahhh vas y mollo.. tu me files le mal de mer.
.. ahh mais calmes toi nom de dieu..enfin.. t’énerves pas comme ça…. prends ton temps..négocies…
Ah ben dis donc…jolie performance.. trois minutes et demi..tu parles d’un sprinter !.. c’est tout juste si t’arrives pas avant d’être parti ! Comment veux tu qu’elle aille au bonheur la môme
Pierrot : j’y retourne
Jean Claude : ah ah non, tu permets !!.. après moi !
Tiens regardes et prends en de la graine vieux ! admires un peu le travail. ah comme ça ! tout dans la souplesse ! calmos !
On a toute la nuit devant nous ! paisible ! et hop ! des petites accélérations fulgurantes ! comme à l’entraînement ! un bon p’tit décrassage ! et hop puis doucement, retour au calme, tout doux..faut savoir flemmarder, que la fille s’impatiente ! pas vrai ma p’tite grande ! einh ! Et hop ! je repasse la surmultipliée !
Je te fais pas mal ?
Marie-Ange : Non ! non !
Jean Claude : t’es sûr ?
Marie-Ange : ouais ouais !
Jean Claude : nan je te demande ça parce que d’habitude y en a qui suffoquent !
Marie-Ange : Non ! non ! ça va
Jean Claude : je sais pas si tu te rends compte que t’es dans les bras d’un ténor !… t’es pas bien ?
Marie-Ange : si si ça va !
Jean Claude : ben pourquoi t’es toujours comme ça là toi là ?
Marie-Ange : ben comment ? comment que je suis ?
Jean Claude : ben je sais pas moi ! immobile ! sans passion ! einh
Pierrot : tu vois pas qu’elle s’en fout de ton baratin, c’est moi qu’elle préfère !
Jean Claude : bon ! eh ben mon vieux vas y ! tiens ! je te la laisse ! pffff si t’arrives à la faire godiller, je te paye un litre !
….. ah mais regardes moi c’te..mais c’te !….. j’ai jamais vu un tas pareil !
tu peux pas faire un p’tit effort ? manifester un peu plus d’enthousiasme ? un minimum d’entrain à la manœuvre !
Pierrot : mais comment veux tu qu’elle se concentre, t’arrête pas de nous postillonner dans les oreilles là ! laisses nous travailler tranquille !
Jean Claude : pff ! je crois que je préfère encore aller pisser, au moins je sentirais quelque chose!
t’as que des yahourts la dedans !
Pierrot :si tu t’emmerdes avec nous dis le …
Marie-Ange : ben non ! pourquoi ? pas du tout !
Jean Claude : bon ! si ça marche pas comme ça on va essayer autre chose ! retournes toi !
Jean Claude : elle ferme les yeux ?
Pierrot :non !
Jean Claude : elle se mord les lèvres ?
Pierrot :non !
Jean Claude : elle transpire sous les bras ?
Pierrot :non ! non !
Jean Claude : ouahh ! merde ! moi je raccroche ! je vois pas pourquoi je m’userai le chibre ! tiens tu veux que je te dise ! c’est un trou avec du poil autour, et pis c’est tout ! rien qu’un boyau insensible ! Nais mais regarde moi cette espèce de de de ! tiens on dirait une opérée sur le billard ! on pourrait aller boire un canon au bistrot du coin, on la retrouverai dans la même position en rentrant
Allez ! allez ! tu peux te remettre sur le dos ! fini la nique ! ral le bol !
Pierrot :Et la pudeur ! tu connais ?
Jean Claude – penses tu ! elle s’en fout comme de ses premières garnitures !
- Excuses nous Marie Ange on n’est pas très fleur bleue..mais… tu prends jamais ton pied ?
Marie-Ange : sais pas ! ça me dérange pas !
Jean Claude : pff !
Marie-Ange : Elles font comment les autres filles ?
Pierrot :Ben elles vivent !
Jean Claude : elles se débattent ! Elles font du bruit ! Elles disent merci avec les yeux !
Pierrot :: et les yeux il faut qu’ils soient hagards ! faut qu’on voit le blanc !
Marie-Ange : vous avez qu’à m’apprendre !
…
..
Pierrot :: tu veux y aller ?
Jean Claude : non non non ! j’en ai marre moi ! tu peux y aller tant que tu veux je te la laisse !
Pierrot :: bon !
C’est évidemment tellement mieux avec les images, les sons et les souffles !! la scène dure cinq bonnes minutes et c’est de l’anthologie.

