Hugh Masekela – Hope
30 mar
J’ai tout d’abord découvert cet album live sur le forum des fous de Naim dans divers sujets où chacun parle de ses coups de coeur. n’ayant jamais pu l’écouter, jamais pu le trouver en magasin je n’avais pas insisté.
Cet album est réapparu lors d’un week end à Pontgibaud où les fous de Naim (dont je fais partie) avaient passé un week end à écouter les productions d’Eddy.
L’écoute de Stimela sur les MD1 et je ne sais plus quel électronique (Naim il me semble) resta gravé longtemps dans ma petite mémoire auditive : j’avais rarement hautement vibré.
Dés lors j’ai cherché sur le net et trouvé le Cd sur Ebay pour pas trop cher.
Cet album est un résumé de live de Hugh en 93 à Washington..
Je ne regrette pas une seconde cet achat : les deux pistes sont tout simplement fabuleuse en rythmique, en intensité et avec, cerise sur le gateau, une qualité d’enregistrement à faire pleurer 70% des ingénieurs du son !
Le seul petit défaut de cet album est de n’être qu’une suite de titre sans lien entre chaque titre, avec même des blancs, cassant une partie de la vision live ; mais c’est vraiment le seul défaut ! et il fallait le chercher loin.
Cet album est obligatoire pour tout ceux qui aime le jazz, les sonorités africaines (Masekela a fréquenté un peu fela kuti).
Place à la musique
Abangoma
Dès le premier titre on a une idée du rendu global renversant de ce live. Tout est enregistré de très près sans aucun saturation ou mauvais rendu : les percussions sont percutantes, la trompette d’hugh pleine de nuance, les guitares limpides, les choeurs bien en arrière de Hugh, la batterie dans son coin. C’est parfait. Puis le titre commence vraiment et monte encore d’un cran. Toujours rien à jeter malgré un nombre important d’instrument. On est en plein Afrobeat.
Uptownship
Une intro à la percussion de toute beauté puis entrée en piste de la trompette de Hugh dans un air très jazzy, très Miles avant de repartir dans de l’Afrobeat toujours aussi bien rythmé. C’est toujours ultra présent, ultra détailé. Rien à jeter sur ce second titre.
Mandela (bring him back home)
On reste dans la même qualité. c’est époustouflant et ça fait déjà de longue minute que l’on oublie les enceintes pour ne pofiter que de cette musique parfaite. L’ajout du piano plein gauche est du meilleur effet et accompagne parfaitement le groupe.
Grazin in the grass
Encore un titre rempli d’Afrobeat. il devient difficile de rester sur son fauteuil sans avoir tout le corps qui bouffe au rythme des percussion ou de la basse parfaitement retranscrite. Elle pourrait paraître un peu en retrait mais elle est en fait parfaitement à sa place et nuance parfaitement la rythmique.
Lady
je vais arrêter de le dire que cet album est parfait à force on va plus me croire. Mais pourtant cette reprise de Fela Kuti est tout à fait réussi. Il va s’en dire que l’on est toujours en plein Afrobeat très jazzy. une belle impro au milieu très intelligente.
Until When
Une intro ultra jazzy avec de belles cymbales. On quitte l’Afrobeat pour être en plein Jazz et c’est toujours une réussite : tous les instruments ont un timbre merveilleux, sont parfaitement à leur place, la basse est sèche et précise. Du bonheur comme on n’en trouve qu’en jazz. avec un saxophone qui répond à la trompette sans chercher à dépasser l’autre. Un beau titre assez lent.
Languta
Un second titre très jazzy. Là on sent une certain Miles Davis en inspiration même s’il y a la patte d’hugh. La partie vocale nous fait nous rappeler que l’on a affaire à des africains qui ne comptent pas oublier leurs racines.
Nomali
Un beau piano en intro avec ensuite une guitare légèrement saturé et une basse joueuse. très bon rendu, très bonne interprétation. L’ensemble fait un peu blues/jazz avant qu’Hugh rajoute sa trompette avec un saxophone il me semble en parallèle; C’est une sublime chanson assez lente.
Marketplace
On repart dans l’Afrobeat avec un superbe dialogue entre la trompette et une flûte en introduction. Le rendu de la flûte est époustouflant, à l’image de ce live (je me répète je sais). Sublime partie vocale également.
Ntyilo ntyilo
Le titre jazz par excellence de l’album avec un piano fabuleux. un morceau très reposant et incroyablement agréable. Encore un dialogue entre la trompette et la flûte avec le piano en juge et la basse en arrière plan.
Ha Le Se
Allez zou fini le jazz, on repart plus près de l’Afrobeat et des rythmes africain avec un nouveau titre fabuleux. La voix est fabuleusement intégré au reste, comme toujours. un titre à écouter le matin et à coup sûr on sera heureux pendant toute la journée avec cet air en tête et Hugh qui joue avec son public (on peut entendre des rires du public). Et nous auditeur on en profite sans mal ! La flûte est encore là parfaite.
Stimela
se résume en quelques smileys :
et
.
ça commence par des percus plein pots avant une explosion et une intro oral de Hugh de toute beauté. On est définitivement en Afrique du sud et plus précisément dans un train africain. Hugh fait même par moment le sifflet du train (renversant). Après cette longue intro, les percussions sont de retour et ça explose, ça joue. C’est hautement additif, hautement entraînant. Un titre à écouter encore et encore mais si possible dans de bonnes conditions pour en avoir toute l’ampleur et l’intensité. Là à la maison, je peux dire que c’est à tomber par terre : aucun défaut apparent.








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