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Nine Inch Nails – Still

7 avr

Nine Inch nails - Still

Nine Inch nails (ou NIИ pour les intimes) est clairement un groupe rock, voire métal ! ça bouge, c’est violent, ça prend aux tripes et on saute de partout.

Enfin, on dit Nine Inch Nails mais on devrait dire Trent Reznor qui ne fait que se cacher derrière un nom de groupe mais fait bien souvent tout en studio.

All you could have been est le CD live de la tournée de 2002 : en live c’est encore plus violent qu’en studio et c’est pas peu dire.

Oui mais voilà, Still, CD bonus du live diffuse des sons d’une douceur rare. Cela déroute probablement 80% des fans mais Trent est un homme libre qui n’écoute que son coeur. Et son coeur a beaucoup de chose à dire. Still c’est 9 morceaux magiques dont 4 issus d’album précédent mais revu à la sauce acoustique/douceur.

Le résultat est donc surprenant mais loin du moindre intérêt ; de toute façon tout ce que fait Trent est génial !

Place à la musique

Something I can never have

Titre présent sur le tout premier album de NIИ de 1989 Pretty Hate Machine est le titre lent par excellence. Revu dans Still c’est d’une pureté rare. L’enregistrement a l’air d’être fait dans une petite cabane avec quelques frottement ici et là. L’accompagnement est uniquement piano avec un peu de guitare en intro et outro.J’apprécie particulièrement le rendu de la voix, rauque juste ce qu’il faut et avec une résonance très particulière. Il faut entendre Trent chuchoter vers la fin du morceau pour se rendre compte qu’on est suspendu à ses paroles. On est plus proche d’une version live de derrière les fagot qu’une version studio. Ne pas frissonner à l’écoute du morceau c’est être d’un autre monde !

Adrift and at peace

On ne peut pas rester sur la même intensité que Something I can never have et c’est tant mieux. Morceau instrumental avec un piano et un synthé genre xylophone c’est tout en douceur et en sérénité. C’est le jour de son qui nous plonge dans une image de levée du soleil avec la rosée sur le bord de la fenêtre.

The Fragile

Morceau éponyme de l’album de 1999, Trent a ici supprimé la grosse basse et enlevé la partie indus du morceau pour ne garder qu’une espèce de comptine. C’est juste sublime ! Et toujours cette voix qui se pose admirablement bien sur les instruments. la fin du morceau sera un peu plus énergique avec une grosse batterie mais rien de trop, juste ce qu’il faut.

The Becoming

Morceau ultra violent, stressant et trippant de The Downward Spiral, l’album mythique et conceptuel de NIИ, dans Still nous avons le droit tout de même à une boîte à rythme ! C’est probablement le morceau le moins acoustique mais pas le moins intéressant. Il y a toujours cette étrange résonance dans la voix, ces petits sons de frottement très discrets mais parfaitement audible sur un bon système Hi-fi qui font vraiment croire que c’est enregistré sur un coin de table. je retiens cette boîte à rythme qui se marrie incroyablement bien au morceau !

Gone, Still

Nouveau morceau instrumental pour ce trio piano, contre basse et synthé. C’est d’une douceur inoui, un moment d’apaisement. Ce morceau sera joué en concert lors des dernières tournées de 2009.

The day the world went away

Morceau également sur l’album The Fragile où c’est plutôt très rock avec des grosses guitares saturées, trent nous sert ici sa voix uniquement entouré d’un piano, d’une guitare sèche très discrète, d’une nappe de synthé et de son d’écoulement d’eau ici et là. Plus aucune violence ! non ici tout se diffuse tranquillement et ce sera toujours le cas vers la moitié du morceau au une boîte à rythme s’ajoutera. C’est époustouflant tant c’est autre chose que l’original.

And All that could have been

Probablement l’un des plus beaux morceaux de ce disque pourtant génial. Partant comme sur un souffle du vent accompagné d’une guitare électrique très douce et de la voix berçante de Trent, le morceau prendra une ampleur mirobolante au bout de deux minutes par l’ajout d’une boîte à rythme et de quelques sons saturés. Les tripes sont attaqués, les larmes pointent tant on est secoué. Trent, si besoin était, prouve une fois de plus son génie et ses capacités d’écriture et d’interprétation quelques soit les registres.

The Persistence of Loss

Morceau instrumental dans l’esprit de Gone, Still. C’est une suite parfaite après les sommets d’émotion du morceau précèdent. L’ajout de violon et le son xylophinque du piano nous envoie dans un registre proche d’un titre de Lisa Gerrard ( membre de Dead Can Dance) genre Now We Are Free de la BO de Gladiator (mais en bien plus rapide que Persistence of Loss)

Leaving Hope

Un dernier morceau instrumental pour fermer cette parenthèse Still. Morceau avec une contrebasse joué à l’archet, un piano, une nappe de synthé et quelques sons ici et là. Une fois encore tout le génie de ce bidouilleur de Trent.

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