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Elis Régina – Elis & Tom

30 mar

Elis Régina & Tom Jobim - Elis & Tom

Conseillé par un brésilien alors que j’étais à Rio de Janeiro, j’ai acheté absolument sans connaître et sans même être sûr que j’allais aimer.

j’ai découvert la Bossa Nova avec cet album dont j’ai une version Japonaise (oui oui à Rio on trouve une version japonaise d’un Cd brésilien).

Cet enregistrement de 1974 regroupe Elis Regina (chanteuse brésilienne) et Tom Jobim (énorme compositeur brésilien) avec quelques instrument. On sent une complicité entre les deux énorme, un plaisir qui se partage à l’auditeur.

Cet album est un summum de l’enregistrement avec tout ce qu’il faut là où il faut et comme il le faut. Il me sert maintenant de Cd de test de comparaison de système Hi-Fi quand il m’arrive d’aller écouter un lecteur Cd, des enceintes ou tout autre chose et je peux sans problème comparer avec ce que j’ai chez moi ou ce que j’ai écouté juste avant en auditorium.
Qu’en dire de plus.. rien, ça s’écoute avant tout.

Place à la musique

Aguas de março

ça commence par Elis qui sussure (un grand moment) puis Tom qui lance sa guitare tranquillement. Quelques notes de piano, Elis qui lance les paroles et là la basse vient prendre une place énorme sans masquer le piano, la batterie et la guitare.
C’est un titre fabuleux très dansant où Tom et Elis se répondent l’un à l’autre dans un jeu très intéressant à écouter. Les deux voix ne sont pas centrées en plein medium et c’est extrêmement intéressant.
On ferme les yeux et on est à pieds sur Ipanema.
Le piano sonne extrêmement bien et la batterie légère est parfaite.
Un titre parfait, souvent repris par d’autres mais jamais égalé.

Pois é

Titre beaucoup plus lent avec l’unique voix d’Elis. C’est plein d’émotion palpable, plein de petits détails. Elis est proche d’une représentation à l’Edith Piaf mais avec une voix assez grave et pleine de nuance.

So tinha de ser com você

une petite intro au piano avec un petit dialogue d’arrière salle. Elis qui tousse et hop ça se lance.
Rythme lent très brésilien dans sa construction. C’est très dansant pourtant et assez proche d’une samba lente. Là encore au niveau enregistrement c’est sublime avec une équilibre de l’ensemble fabuleux. Ce titre confirme qu’Elis a une voix du tonnerre.

Modinha

ça commence par un violon, avec ensuite un piano. C’est un titre trés lent, très triste et on retrouve la voix d’Elis que l’on a découvert dans Pois é mais elle va encore un peu plus loin dans la tristesse.
L’accompagnement est très pur, très simple avec ce violon et ce piano.
Il faut entendre ce tremolo d’elis vers la fin !

Triste

malgré le titre, on repart là dans un titre très dansant et assez rapide. Un genre d’aguas de março mais avec Elis seule.
On a même une guitare électrique et une flute il semblerait. Titre très sympa, très entraînant.

O Corcovado

Encore une intro avec une voix de fond de salle, qui fait très enregistrement fait en une prise et on a laissé les artistes se caller avant de lancer la chanson.
Titre qui commence avec une flute et des vilons. Un titre très lent. avec Elis, des violons et une guitare sèche et de temps en temps un piano qui vient ajouter quelques notes.
Sublime titre qui parle de Rio, le Corcovado étant la montagne où est la statue du christ rédempteur (la grande statue que l’on voit de tout Rio).

O que tinha de ser

Titre très court, très prenant avec Elis seul avec un piano. Elis est encore dans le registre de l’émotion, sans pousser sa voix. Tout est dans son timbre, dans son tremblement de voix. Que c’est beau.

Retrato em branco é preto

Titre qui commence plein de violon avant que la voix d’Elis les remplace et qu’un piano vient là encore l’accopagner. Sa voix est par rapport à O que tinha de ser un peu plus présente encore et assisté par un violon et un violoncelle. C’est à nouveau d’une beauté ! C’est vrai que mis à part le portugais, on ne se croit là plus au brésil. Une contre basse vient ensuite ajouter de l’émotion avec juste ce qu’il faut de note basses de temps en temps.
Une des chansons où Elis pousse un peu sa voix et que ça sonne juste et bien !

Brigas, nunca mais

Après une série de titre assez triste et lent, allez on repart pour le brésil que l’européen peut connaître avec ce titre super dansant avec pourtant peu d’instrument mais un rythme fabuleux. Et cette voix d’Elis, on s’en passe pas !
Un petit solo de piano à la fin avec Elis qui fait des bruits d’oiseaux ou qui rigole. C’est d’une beauté et d’une simplicté.

Por toda a minha vida

Encore une intro avec des voix de fond de salle puis des violons.
On repart dans un titre lent avec une Elis une fois de plus parfaite (il ne peut en être autrement sur cet enregistrement). D’une pureté globale frémissante.

Fotografia

Encore et toujours des voix de fond de salle avant que la guitare se lance et que la contre basse suit. C’est un titre ultra connu et repris des millions de fois mais c’est probablement ma version favorite.
A écouter : ça part très doucement avant que tout s’accélère vers la moitié. Sublime.

Soneto de separação

Tom jobim revient là au chant. Une voix pas vilaine qui se pose bien entre le piano et les violons.
Elis viendra le remplacer dans la seconde partie de la chanson, rajoutant sa touche dramatique.

Un titre lent bien construit.

Chovendo na roseira

Titre léger avec sa batterie jazz très présente, une guitare séche très simple et un piano léger.
Elis place encore là parfaitement sa voix, cette fois sans y ajouter de composante dramatique.
Pas le plus beau des titres mais sympathique à écouter

Inutil paisagem

Encore une longue intro de voix au fond d’une salle, un échange entre elis et tom. Puis sa part avec Elis qui chante. Que cette voix est pure, belle, cristaline.
Le piano qui l’accompagne est lui aussi d’une perfection rare : on croirait entendre du Keith Jarrett.
Titre fabuleux qui vient clore un album fabuleux.

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