Oscar Peterson – We get requests
30 mar
Oscar Peterson est mort il y a quelques temps. Je ne connaissais pas encore vraiment son jeu mais j’ai déjà cet album de lui.
Cet album, je l’ai connu lors d’une écoute de matériel Hi-Fi et dès que le son est passé dans les enceintes, je savais qu’il fallait que je l’achète, ce que j’ai fais quelques semaines plus tard lors d’un passage à la FNAC de Marseille.
Que dire de cet enregistrement : que la qualité est vraiment bonne et que c’est du sublime stéréo. le piano est plus centre, la basse pleine droite et la batterie pleine gauche.
C’est vraiment une merveille d’écouter ses trois là jouer ensemble ! On sent une réelle complicité !.
Cet album est le dernier album chez verve d’Oscar et réponds à une demande du public d’avoir un album plein de standard et des hits de l’époque. Et bien heureux que cette demande est donné lieu à cet album !
Place à la musique
Corcovado
Quel intro d’album ! c’est le sublime Corcovado (connu sous le nom anglais Quiet nights of Quiet stars). Nous somme en plein boom de Stan getz et de son album avec Gilberto et c’est naturellement que ce titre est repris ici, dans une version très jazz, très rythmé.
Le piano a bien sûr la part belle avec une tonalité très aigu mais il faut entendre cette basse qui joue de façon très complice et ce suivi de batterie tout à fait parfait ! l’album se justifie que pour ce titre ! mais ce n’est pas fini.
The day of wine and roses
Un titre que je ne connais pas mais qui est très énergique avec un piano très sec, très précis. Une fois de plus il faut entendre cette basse d’une beauté rare. On ferme les yeux et on voit Ray Brown sur sa contre basse probablement tout sourire. Une fois encore, la section percussion est de toute beauté et le jeux des cymbales est à mourir de plaisir. Ce second titre est donc une seconde réussite à tous les niveaux.
My one and only love
Il est à regretté la présence de souffle sur ce morceau qui gâche un peu le plaisir. Mais, l’intro passé, on se laisse bercer par ce titre lent et langoureux de toute beauté. j’ai l’impression de connaître sans pourtant pouvoir rapprocher ce titre à quelque chose de connu. De quoi danser un joli slow et susurrer des mots doux dans le creux d’une oreille, avec un résultat à coup sûr assuré.
People
Mon dieux mais quelle basse encore ! Ray Brown est vraiment un génie. La partie piano d’Oscar est aussi de toute beauté tout en se déroulant avec une simplicité folle.Le thème est joué très fort, c’est plein de dynamique, d’énergie. génial.
Have you meet Miss Jones ?
On ne se lasse pas de ce rendu. On est au milieu de l’album et on se laisse guider par les trois compères au jeu parfait. Ce n’est pas mon titre favori, je trouve qu’il lui manque un petit quelque chose pour avoir envie de l’écouter encore et encore mais il passe malgré tout très bien.
You look good to me
Voilà probablement l’un des sommets de cet enregistrement. il faut entendre cette belle intro avec ce triangle, ce piano et cette contre basse joué à l’archet. c’est tout simplement beau. et l’intro passé, c’est parti pour une percussion légère et une basse énorme et énergique ! Puis Oscar vient rajouter sa patte et là on fond littéralement. Le rendu est vraiment à mourir et fermer les yeux c’est sentir les trois sur scène. que de vibrations !
The girl from Ipanema
Un second clin d’oeil à la musique brésilienne avec un énergique Girl from Ipanema. On garde toute la magie du morceau, on ajoute une basse énorme, un piano clair et joueur et c’est parti pour près de 4 min de plaisir. Rien à jeter. le jeu d’oscar est vraiment magnifique et à la portée de toutes les oreilles : tout est d’une simplicité que seul est génie est capable de faire.
D&E
Ce n’est pas mon titre favori, surtout après les deux opus précédent mais c’est très agréable. l’intro est un peu répétitive avant une partie un peu plus rythmé. On note toujours ce rendu à tomber par terre, la bonne occupation de l’espace rendu le son proche de la réalité.
Time and Again
Voilà probablement le second coup de coeur énorme de l’album. On change complètement de registre et là j’ai personnellement l’impression d’entendre du Bill Evans et plus particulièrement un titre dans l’esprit de you must believe in Spring. je fonds littérallement par ce côté nostalgique, langoureux et plein d’émotions. il faut entendre les notes aiguës pour sentir tout ça.
Goodbye, J,D
JD sont les initiales de Jim Davis. ce titres est un clin d’oeil à ce producteur qu’Osca va quitter en quittant verve. C’est un titre très énergique, très rapide. Il choque assez après Time and Again mais il passe malgré tout parfaitement et est très entraînant. Une jolie façon de clore cet album quasi parfait ! Il faut entendre le claquement de la batterie sur ce morceau !! c’est ahurissant.









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