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The Cure – Disintegration

30 mar

The cure - Disintegration

J’ai découvert cet album en 1995. Alors en classe de première, il m’a tout simplement retourné tout doucement.
Avec maintenant plus de 10 ans de recul, 46 concerts d’eux et un nombre considérable de concerts en CD, cet album est je pense l’un des meilleurs, et l’un des rares que j’écoute encore et encore.

Rempli de nostalgie, d’une certaines doses de spleen, il reste malgré tout l’un des albums le mieux écrit, le plus complet et le accessible.

A la question Mais qu’elle est la musique de The Cure ?, je pense que 70% de la réponse est ici, dans diverses chansons. Le reste il faut le chercher dans les années 80 à 83 mais ça sera abordé dans d’autres billets.

Qu’est ce qui est donc si spécial dans cet album ?

Une grande part vient des nappes de piano, tout simplement parfaitement maîtrisées et qui font sublimer les chansons. Puis vient une basse quasi parfaite et chaleureuse, un Robert Smith qui fait des solo tout à fait parfait. Sa voix était aussi probablement à son summum. Mais surtout, cet album se repose sur des titres phares qui font que l’on ne seort pas sans réaction par cette écoute.

J’ai eu la chance d’avoir pu entendre l’intégralité de cet album, à trois reprises, et ce fut un pur régal, le clou du spectacle. A d’autres reprises , j’ai eu certains titres, certains trop et d’autres pas assez ; tout n’est pas parfait et toutes les chansons ne sont pas bonnes à écouter et écouter.

Je conseille vraiment cet album qui je l’ai dit est vraiment facile d’accès et qui est d’un calme quasi parfait. C’est vraiment parfait pour une première impression sur ce groupe.

Place à la musique

Plainsong

Si vous voulez savoir ce qu’est la dynamique d’un système Hi-Fi, il suffit de lancer Plainsong, de laisser les petites clochettes occuper toutes l’espace de leur petits cliquetis aérien puis t’entendre le gros boom de la batterie et du piano. Pour connaître cet chanson sur le bout des doigts, je suis extrémement étonné par son rendu quasi parfait. j’aimerai encore un peu plus de pêche mais c’est un caprice. Je suis aussi très étonné de la présence de quelques accompagnement de symbales que je n’avais jamais entendu ! Là je les entends clairement.

L’intro de guitare est elle aussi parfaite et la pluie de clochette royale. On serait presque sur une construction Pink Floydienne.

Il n’y a vraiment rien à redire et rester neutre à ce titre c’est avoir une certaine approche de la musique car sincérement soit on adore soit on déteste (ce que je peux concevoir sans mal !).

Pictures of you

Vient ensuite Pictures of you, un titre que je n’ai jamais vraiment aimé car beaucoup trop long sans réelle émotion. le rendu est tout à fait sublime (mon dieu mais quelle basse !! Simon est un dieu tout de même). Mais à côté de ça, c’est un titre assez pauvre, assez creux, assez ennuyant.

Closedown

Une énorme batterie (on entend clairement les différents toms), une grosse basse et une nappe de pianos : voilà l’intro de ce titre ultra puissant.

On retrouve tout à fait la thématique de plainsong, l’ambiance redevient celle de la nostalgie, de l’écoute comtemplative et romanesque. Je trouve que le son penche un peu trop sur la partie droite de la scène, il manque un instrument venant centrer un peu plus. On retrouve en quelques sorte la position live des artistes, ce qui n’est peut-être pas le mieux pour ce titre, mais c’est un détail.

Lovesong

Chanson pleine de dynamique, ça claque au niveau de la batterie, le son de la guitare va aussi très loin. C’est ultra joyeux tout en étant triste (voilà bien tout le concept de Cure). La voix de Robert est sublime. vraiment une sublime prsie très prenante où l’on est au milieu de l’écoute. Un must.

Last Dance

Cette fois le son de la batterie est moins claire, plus sombre comme derrière un mur avec un certain petit écho pas dégeulasse du tout. Le solo d’entrée de la guitare suivi de la basse est d’une beauté rare. Une fois encore, on pourrait comparer une certaine construction Pink Floydienne mais à la sauce Smith. C’est vraiment d’une beauté rare et d’une intensité tout aussi rare.

la voix de Smith est encore plus belle, plus au coeur de la chanson. Un pur bonheur.

Lullaby

faut il parler de cette chanson. là aussi on frise la perfection au niveau ambiance ! Suffit de se rappeler le clip, de fermer les yeux et de se laisser bercer. Le rendu est au petits oignons avec cette basse qui impose gentillement le rythme, le piano qui impose la mélodie, la batterie qui suit idéalement.

La voix de smith est entre le murmure et le feulement, c’est royal. Tout simplement envoutant, et c’est ce que l’on demande à ce titre.

Fascination Street

Une intro avec une guitare saturé avant un solo de basse à pleurer ! ça ne bave pas d’un poil tandis que la guitare saturé continue ses petits cris aigues sans agresser la monde du monde les oreilles. Cette chanson a un rythme fou. Que de plaisir a entendre une basse qui fait du grave réellement et qui cherche pas à trop en faire, à en donner comme si on est en homecinema, à faire trembler les murs. Non là c’est grave, mais sec, précis, parfait !

Prayers for rain

Une intro qui sonne bizarrement, un peu déphasé avant une énorme batterie qui vient mettre tout le monde d’accord ! Ma pièce résonne très légèrement (une fréquence parasite ?) mais ça reste tout à fait bon ! Quoi qu’à bien écouter ce n’est peut-être pas une résonnance mais une fréquence légèrement en avant dans la salle au lieu de rester près des enceintes. elle reste assez simple et ne bave pas.

c’est un titre très lourd, très lent. Un bonheur live mais pas forcément en album ou alors un jour de pluie. et ça tombe bien c’est pour la pluie.

il est à noter la monter en émotion de smith qui explose par un « prayer for rain » d’une beauté rare. c’est encore là aussi bien plus beau live et pouvait durer quelques dizaines de secondes.

Same deep water as you

on rentre maintenant dans le quatuor final de l’album et les titres incontournables. Same deep water as you, c’est 9 min de spleen, de pluie qui coule, de basse lente et bellen de batterie qui frappe fort, de solo de guitares à pleurer et de nappes de clavier à se laisser bercer par l’harmonie.

Là encore on retrouve une certaine construction propre à cet album.

Et la voix de Smith. C’est probablement sur cette chanson qu’elle a le plus d’intensité, de profondeur.

Que d’émotions qui me traversent, de souvenirs bons et mauvais. C’est fabuleux.

Disintegration

La chanson la plus énergique de l’album, celle qui a le plus de rage et de desespoir en même temps. Que c’est parfaitement retranscrit. je me crois en live si je ferme les yeux ! je reste une fois encore étonné de découvrir quelques percussions qui m’étaient jusque là inconnu, quelques sons jusque là inaudibles et qui maintenant viennent complêter marveilleussement le message musical.

La basse est sublimement à sa place une fois encore, au bon niveau, à la bonne fréquence avec une sécheresse fabuleuse. La batterie est ultra puissante et Smith vient mettre tout le monde d’accord par son long monologue.

Il faut entendre ce titre live et voir pour comprendre l’intensité que ça peut avoir ! J’ai quelques souvenirs live fabuleux (et d’autres moins, tout juste acceptable).

Homesick

ah Homesick ! que de bonheur. C’est un titre que j’écoute chaque fois que j’écoute un système Hi-Fi pour voir si je ressens tout ce qu’il y à ressentir. La montée en puissance de ce titre à l’intro longue est un pur bonheur pour les oreilles. C’est mélodieux, rythmique, chantant. On se laisse envahir par les instruments qui viennent tour à tour s’ajouter pour former l’ensemble de la palette de ce titre jusqu’à la guitare planante d’une beauté dont celle cet album a été capable. La montée de la basse est aussi d’une vibration unique et inoubliable.

Puis vient la voix de Smith et là il faut s’avouer vaincu. c’est est trop pour un petit coeur, il y a trop d’émotions, trop de vibrations, trop de connexions. Si je ne ressens pas tout ça, c’est que le système est mauvais ou mal adapté à mes écoutes, à ma sensibilité. Et là ce soir, je peux vous affirmer que c’est parfaitement adapté et caméa sembke aussi de cette avis !

Untitled

On a du mal à redescendre ensuite pour un titre pourtant très beau qui commence par un piano proche de l’accordéon. Une fois de plus, la batterie est d’une puissance rare (on aime ou pas). vraiment un chouette morceau mais qui après homesick a plus de mal à s’affirmer. Mais il y arrive tout de même au bout de quelques minutes et la voix de Smith n’y est pas pour rien.

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