The Cure – Wish
6 mar

J‘ai eu ce soir ce genre d’envie à laquelle il ne faut pas résister.
Dans la discographie du groupe, j’ai toujours trouvé cet album à part, de part un côté rock et guitare assez peu fréquent pour le groupe (sauf depuis 2004). C’est la patte de Porl Thompson selon moi (on le retrouvera en 1995 avec Robert Plant et Jimmy page, avant qu’il revienne vers Cure en 2005, d’une façon plus expérimental d’après mes derniers contacts avec ce groupe).
Pour tout dire ce n’était pas vraiment mon album de chevet et j’avais aussi mis de côté une grande partie des enregistrements de cette tournée de 1992 où justement je trouvais le son trop pop (écouter le live Show pour s’en convaincre) et pas assez comme l’aime les européens, mélancolique (écouter le live Paris en comparaison, qui regroupe le peu mélancolique uniquement joué en europe).
C’est d’ailleurs après cette tournée de 1992 que le groupe a de plus en plus marqué cette différence entre les concerts américain popisants et les concerts européens plus mélancoliques.
Mais voilà que ce soir je remet mon avis en doute sur cet album. il est sain de se remettre en question. Cela venait du fond de mon âme qui me demandait de prendre le temps d’écouter cet album, autrement qu’avec mon ancienne passion dévorante.
Wish est un album qui est horriblement sombre, mélancolique et romantique. ça, j’ai envie de dire que c’est la patte habituelle de Smith; Trust en est le parfait exemple et To wish impossible thing pas bien loin. Mais, il a aussi sa part pétage de plombs avec des titres comme Doing the Unstuck ou friday I’m in love (qui ne se souvient pas du clip grand n’importe quoi pendant 4 min?)!
Cet album possède aussi un joyeau fabuleux qu’est From The Edge Of The Deep Green Sea : titre le plus long de l’album (7min et des brouettes), c’est 7min où l’on retient son souffle en écoutant religieusement Smith avant un solo de guitare entrecoupant le titre, moment où l’on peut souffler.
Je crois que j’ai eu ce titre à 98% de mes 46 concerts et il faut voir le public pour y croire ! Il faut voir toutes les mains qui se lèvent pendant le ‘Put the hand to the sky » ou voir la furie pendant le solo de guitare.
C’est aussi sans compté avec End, le titre le plus musclé mais tout aussi sombre de l’album. C’est à mon avis le parfait petit frère d’un titre comme Disintegration. j’ai même en souvenir certains concerts où les deux étaient joué à la suite l’un de l’autre et l’association était parfaite.
Les lignes de basses de l’album sont fabuleuses et rendu à merveille par mon système.La batterie très musclée mais malgré tout assez discret je trouve. Elle est bien moins tribal que sur les anciens albums comme Seventeen second ou Pornography.
je n’avais jamais trop fait attention aux paroles très fournies de cet album. c’est pourtant un summum d’écriture. On y retrouve toujours le romantisme de Robert avec son lot de « Forever », « Ever », « Never ».
Il m’aura fallu près de 15 ans pour porter un nouveau regard sur cet album.
Je pense qu’il a de quoi séduire un maximum d’auditeurs, tant les fans qui pourront y trouver des racines communes aux autres albums (même si elle sont plantées dans un terrain peu commun au groupe), que le néophyte qui trouvera là un très bon album de rock comme U2 n’a, par exemple, jamais réussi à obtenir.
Il me semble que c’est l’album le plus vendu du groupe. je ne suis pas sûr que l’année 1992 proposait grand chose d’autre.








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